La mémoire des ruines

La Mémoire des ruines est une exposition en duo qui met à l’honneur le patrimoine bâti du Témiscamingue, en art imprimé et en installation des artistes Édith Laperrière et Émilie B. Côté.

Une cueillette d’archives personnelles auprès des habitants du Témiscamingue a permis de recueillir des photos de bâtiments qui aujourd’hui n’existent plus, ou qui sont abandonnés et dans un état de dégradation. Des donateurs, nous ont fait part de témoignages pour permettre aux artistes d’accéder à l’histoire personnelle et l’aspect émotif des souvenirs qui sont reliés avec les bâtiments.
Suite à cette récolte, Édith a travaillé à créer une série d’images qui ont été imprimées à l’Atelier des Mille Feuilles. L’oeuvre d’Édith est une interprétation personnelle du patrimoine bâti, où les souvenirs vaporeux se mélangent à des bâtiments décomposés ou présentés en fragments. Il s’agit d’une oeuvre où l’imaginaire de l’artiste rencontre les témoignages intimes des citoyens pour en résulter une composition épurée et minimaliste d’éléments iconographiques. Les images sont imprimées sur trois bandes de papier d’une longueur totale de 30 mètres, une oeuvre unique qui fait écho à l’horizontalité du paysage, parsemé de bâtiments, de vides et de pleins qui créent une vue d’ensemble qui défie les traditions de l’art imprimé.

De son côté, Émilie a procédé à une cueillette de matériaux (tapisserie, bois de grange, articles du quotidien) issus de bâtiments abandonnés ou déconstruits. Les granges désuètes ou simplement tombées en plein champ sont nombreuses au Témiscamingue et elles abondent de matériaux abimés, mais remplis d’histoire. Plusieurs maisons abandonnées tiennent encore debout, comme des monuments, principalement dans l’est de la région. L’oeuvre installative d’Émilie est construite avec les matériaux récupérés, tout en respectant l’esthétique épurée des estampes d’Édith, où les bâtiments sont représentés par quelques lignes et quelques bouts de tapisserie.

Ce projet célèbre le territoire et l’identité témiscamienne grâce à la cueillette d’archives qui illustrent des parcelles du patrimoine, de notre identité rurale en faisant perdurer la mémoire des bâtiments et des habitants qui ont connu le Témiscamingue d’antan.

Ce projet est financé grâce à l’entente de partenariat territorial – CALQ ainsi que la collaboration de l’Atelier les mille feuilles et la Société d’histoire du Témiscamingue.